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Mémento sur les films pour l’emballage avec les ensacheuses horizontales

L’industrie de l’emballage se situe à un tournant de son histoire. En effet, la tendance vers des matériaux d’emballage plus durables, par exemple pour les films ou les barquettes, n’est pas une mode éphémère. Au contraire, les exigences légales sont probablement appelées à se renforcer encore à l’avenir. Cet article montre ce qui est déjà possible aujourd’hui dans le domaine des films et quelles ensacheuses horizontales peuvent traiter des films durables.

Le recyclage est le domaine dont les acteurs de l’industrie de l’emballage peuvent actuellement tirer un profit particulier sur le marché. Les films recyclables sont mieux accueillis par les consommateurs sensibilisés, coûtent moins cher aux fabricants dans le système de recyclage des emballages et procurent un avantage concurrentiel aux entreprises tournées vers l’avenir. Tout fabricant souhaitant aujourd’hui suivre le mouvement s’informe sur les alternatives au film composite conventionnel. Dans certains cas, des films durables sont déjà disponibles, tandis que dans d’autres, la recherche et le développement sont encore très sollicités. En effet, les matériaux recyclables ne présentent pas tous des propriétés permettant une solution automatisée et efficiente avec une machine d’emballage. Cependant, même les films durables adaptés à l’automatisation ne peuvent pas être simplement traités dans toutes les ensacheuses horizontales. Dans ce domaine, les fabricants doivent accorder une attention particulière à la flexibilité : les ensacheuses horizontales flexibles peuvent fonctionner avec n’importe quel film, car elles sont conçues pour autoriser un changement rapide entre différentes technologies de scellage, types de films et formats d’emballage.

 

Films de scellage à froid et films thermoscellables

Les films de scellage à froid sont des produits de masse, mais toujours environ six pour cent plus chers que les films thermoscellables. Ils conviennent à des processus d’emballage très rapides et sont souvent utilisés pour des produits sensibles à la chaleur comme le chocolat. L’adhésif n’est appliqué sur le film qu’aux points de jonction et est maintenu en place seulement par la pression appliquée sur la soudure par l’unité de scellage de l’ensacheuse horizontale. Comme les adhésifs utilisés pour le scellage à froid sont à base de latex, ils ont tendance à produire des fils et à perdre leur pouvoir adhésif s’ils sont stockés de manière inappropriée ou pendant une période prolongée.

Contrairement aux adhésifs de scellage à froid appliqués à des points précis, la couche de scellage des films thermoscellables s’étend sur tout le film. Un moyen de scellage souvent employé est une couche de scellage en polyéthylène (PE). Lors du scellage, le film est chauffé et pressé au niveau de la soudure, de sorte que les parties du film fusionnent au point chauffé. La fonction de scellage dans l’ensacheuse horizontale peut être assurée tant par des unités de thermoscellage que par des unités de scellage par ultrasons. Toutefois, la température et la durée du scellage doivent toujours être prises en compte afin d’obtenir un résultat optimal. Les machines d’emballage qui peuvent être réglées avec précision sur ces deux points présentent ici un avantage.

Utilisés jusqu'à présent : les films composites

Les couches d’un film composite sont constituées d’une ou plusieurs matières plastiques de fabrication industrielle, par exemple le polypropylène (PP), le polyéthylène (PE) ou le polytéréphtalate d’éthylène (PET). Le choix des plastiques dépend des propriétés mécaniques que le film doit présenter. L’emballage avec une ensacheuse horizontale nécessite une grande résistance à la déchirure, mais en même temps une certaine flexibilité permettant la mise en forme correcte du film en tube et son rabattement. Avec la couche barrière, des matériaux supplémentaires sont mis en œuvre – ce qui est souvent résolu par une métallisation brillante et visuellement attrayante. Les couches barrières prolongent la durée de conservation des produits jusqu’à plusieurs semaines ou plusieurs mois. Ce matériau spécial empêche l’échange d’oxygène entre l’environnement et l’intérieur de l’emballage et préserve l’arôme du produit des odeurs extérieures. Selon le produit, les couches barrières agissent également comme une barrière contre la vapeur d’eau, la graisse ou les UV. En plus de ce composé, une couche de scellage faite d’autres matériaux est ajoutée pour permettre le scellage du film. Les différents matériaux empêchent un recyclage durable des films composites.

 

Nouveaux et durables : Les monofilms recyclables

Bien que les monofilms comportent également plusieurs couches en raison de leur plus grande stabilité, celles-ci ne sont constituées que d’une seule matière plastique. Seul le matériau pur des monofilms permet de recycler les plastiques. Afin de garantir néanmoins la durabilité des produits, un contenu étranger de cinq pour cent est autorisé dans les monofilms. En règle générale, cette proportion est utilisée pour la couche barrière. Le plus souvent, les monofilms sont réalisés en PP. Le matériau est peu coûteux et peut être transformé en films particulièrement fins. En outre, le PP peut être traité de manière à rendre le plastique scellable. En comparaison avec les films composites dont la couche de scellage présente une épaisseur d’environ 20 micromètres, une couche de scellage sur un monofilm PP n’a que quelques micromètres d’épaisseur. Les ultrasons sont une très bonne technologie de scellage qui ménage les monofilms fins, car la chaleur de scellage est générée spécifiquement au point de scellage, sans qu’il soit nécessaire de pénétrer les couches extérieures du film. Selon le fabricant et la version, la recyclabilité des monofilms atteint par exemple actuellement déjà 19 points sur 20 dans l’évaluation du système allemand de recyclage des emballages.

 

 

Films à base de papier

Le terme généralement utilisé de film papier n’est pas tout à fait correct, car les films à base de papier nécessitent eux aussi une couche barrière et une couche de scellage. Comme pour les monofilms, un contenu étranger de cinq pour cent dans le matériau est autorisé pour les films à base de papier. Selon le matériau dont est constitué ce contenu étranger, les films sont soit des films recyclables qui peuvent être réutilisés dans le recyclage du papier, soit des films compostables. Jusqu’à présent, le PE a surtout été utilisé, à la fois comme couche barrière et comme couche de scellage. Le plastique offre une bonne protection en tant que barrière à la vapeur d’eau et peut être utilisé comme moyen de scellage. Pour les films compostables, on utilise plutôt du PLA (polyactide ou acide polylactique). Les films à base de papier sont particulièrement exigeants dans les processus automatisés avec une ensacheuse horizontale. Ils se déchirent et se froissent plus rapidement, sont plus rigides et nécessitent des conformateurs spécialement conçus pour garantir un processus d’emballage sûr et sans interruption. En outre, le papier est abrasif, c’est-à-dire qu’il use à la longue par frottement les pièces mécaniques de l’ensacheuse horizontale. Cela impose des exigences élevées à l’ensacheuse horizontale qui doit traiter ces films. Tout comme pour les monofilms recyclables, le scellage optimal pour les films à base de papier est celui aux ultrasons. Jusqu’à présent, les produits emballés dans des films à base de papier sont surtout des produits secs ou déjà conditionnés sous emballage primaire.

 

 

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