25.10.2022

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Tendances du secteur

Emballages écologiques – L’embarras du choix

Prendre la bonne décision concernant les matériaux d’emballage est un défi pour les fabricants. Il faut concilier des facteurs tels que la protection du produit, l’aptitude au traitement en machine, le respect de l’environnement, la rentabilité et les attentes des consommateurs. Pourtant, un matériau en apparence durable n’est pas nécessairement la solution la plus écologique. C’est pourquoi le fabricant de machines d’emballage Schubert développe depuis quelques années une vaste expertise dont il souhaite à l’avenir faire davantage profiter ses clients.

Verpackungsmaschine Kühne

Le cycle de recyclage du papier et du carton fonctionne : en Allemagne, plus de 90 % des déchets collectés sont recyclés en produits papier.

Ces dernières années, l’image des emballages auprès des consommateurs s’est fortement détériorée entre le recyclage insuffisant, les mers polluées et le réchauffement climatique. Le plastique, en particulier, fait l’objet de critiques sévères en raison de la présence de microplastiques dans l’environnement. Cela se ressent sur le point de vente et soulève de nombreuses questions chez les fabricants de biens de consommation tels que produits alimentaires, cosmétiques ou confiseries. Car l’équation n’est pas aussi simple que le conte de fées du méchant plastique et du bon papier. Il est difficile de faire comprendre cela au client final tout en répondant à ses attentes, mais il est encore plus ardu de maîtriser cette évolution de manière rentable en tant que fabricant.

Pourtant, une étude récente íntitulée "Évolution du comportement des consommateurs, volume et efficience des matériaux d’emballage" de la Société d’études du marché de l’emballage GVM, publiée en mai 2022, montre que le secteur a déjà économisé une part considérable du volume de matériaux au cours des trois dernières décennies, grâce à des emballages plus légers. En 2020, ces économies représentaient environ 1,6 million de tonnes. Mais parallèlement, l’évolution de l’univers des produits et du comportement des consommateurs est telle que la consommation globale d’emballages a tout de même augmenté. Avec le pacte vert pour l’Europe, l’exigence de recyclabilité vient désormais s’ajouter au vœu de réduction des emballages, au plus tard en 2035.

Gekrempelte Pralinenschachteln

Umweltfreundlicher sind auch Kartonverpackungen ohne Leim, wie diese gekrempelten Pralinenschachteln.

Taux élevé de recyclage du carton

Dans ce contexte, tout plaide en faveur du carton. En Allemagne, le cycle de recyclage du papier et du carton fonctionne très bien : plus de 90 % des déchets collectés sont recyclés en produits papier. Au sein de l’UE, ce chiffre dépasse encore les 70 %. C’est pourquoi la tendance "carton au lieu du plastique" est déjà nettement visible dans l’univers des produits, par exemple au niveau des barquettes, des manchons ou d’autres emballages secondaires. Le dernier objectif de ces transformations écologiques concerne entre autres les emballages sous blister et les boîtes qui tiennent sans colle. Les solutions à base de papier, par exemple sous forme de film, en font également partie, car si la part de substances étrangères dans le matériau n’est pas trop élevée, l’emballage peut finir dans la poubelle de recyclage à papier et alimenter le circuit de recyclage.

Kunststoffverpackung für Shampoo

Pour les plastiques, de nombreux fabricants travaillent désormais avec des matériaux plus fins ou augmentent la part de recyclage ou de biomasse dans les emballages.

Plusieurs tendances pour le plastique

Dans le domaine des emballages plastiques, des tendances se dessinent également sur le marché en faveur de la durabilité. De nombreux fabricants travaillent avec des matériaux plus fins pour les barquettes, les bouteilles et les films, augmentent la part de recyclage ou de biomasse dans les emballages ou tentent de mettre en place des recharges et des systèmes réutilisables. Le problème, et en même temps la cause de l’image négative du plastique, se situent toutefois au niveau des circuits de recyclage déficients et des étiquetages qui prêtent à confusion, avec des mentions allant de biosourcé à compostable en passant par biodégradable (voir glossaire !). En effet, ce qui semble écologique à première vue peut finalement poser un problème de déchets, suivant l’élimination et le processus de recyclage. Même le tri consciencieux des déchets chez les ménages allemands ne garantit donc pas un recyclage réel des emballages plastiques – le cycle souhaité présente encore de nombreuses lacunes à cet égard.

Le recyclage – une science à part entière

L’une des causes est le mode de recyclage : jusqu’à présent, les entreprises de collecte travaillaient avec des processus de recyclage purement mécaniques. L’introduction de déchets issus de différents plastiques dans le même processus affecte souvent la qualité du matériau, qui ne peut pas être réutilisé pour fabriquer un emballage similaire. De plus, les solutions composites telles que les films ne peuvent pas être recyclées – il ne reste que l’incinération. Les solutions d’emballage à base de monomatériaux remédient au problème en permettant le recyclage ciblé de l’ensemble de l’emballage au sein d’un processus qui aboutit à la production de granulés de plastique pur.

Même dans le recyclage du papier, tout ce qui brille n’est pas or. En effet, les nouveaux matériaux à base de papier présentent un comportement très variable au cours des processus de recyclage. Pour générer les propriétés de barrière ou de scellage nécessaires à la protection du produit, le papier est soit contrecollé, soit enduit. Or, lors du tamisage des fibres de papier dissoutes dans l’eau, une grande partie des fibres des papiers contrecollés adhère au film très fin. Ceci entraîne des pertes élevées de matériaux et fait baisser le taux de recyclage. En revanche, les papiers enduits ou couchés à l’eau se séparent nettement mieux de la part de matériau étranger.

Laura Gascho

Laura Gascho, ingénieure en plasturgie du département Technique d’application chez Gerhard Schubert GmbH

L’expertise du fabricant de machines d’emballage Schubert

Du fait des relations complexes entre les propriétés des matériaux, la collecte des déchets et le recyclage, les entreprises ont du mal à prendre une décision fondée et économiquement raisonnable pour ou contre un matériau d’emballage donné – d’autant que même au sein de l’UE, il existe à ce jour de grandes différences entre les pays en termes de gestion des déchets. Pour trouver une bonne solution d’emballage, les fabricants devraient en fait se demander, pour chaque produit, à quel marché il s’adresse, comment les consommateurs se débarrassent des emballages et ce qu’il advient ensuite de ces derniers. À cela s’ajoute la question importante de savoir si le matériau et le design envisagés pour l’emballage sont adaptés à un processus d’emballage automatisé. Une tâche exigeante pour une entreprise de production, mais qui peut être résolue en étroite collaboration avec le producteur d’emballages et l’expert en automatisation.

C’est pourquoi le fabricant de machines d’emballage Schubert développe depuis quelques années systématiquement son expertise dans le domaine des matériaux. Laura Gascho, ingénieure en plasturgie au sein du département Technique d’application de Gerhard Schubert GmbH, explique à ce sujet : « Nous souhaitons assister nos clients dans le choix des matériaux tout comme dans la conception d’une machine d’emballage ». Pour cela, Schubert collecte les matériaux d’emballage les plus divers en vue de tester leur aptitude au traitement en machine dans son centre technique. Si nécessaire, les matériaux peuvent en outre faire l’objet d’une analyse approfondie dans le laboratoire de l’entreprise. « Nos analyses de laboratoire comprennent entre autres des analyses physiques et chimiques, des mesures du coefficient de frottement et des essais de traction. Nous examinons la structure d’un matériau à l’aide de coupes transversales très fines sous un microscope numérique », rapporte Laura Gascho. « Ensuite, nous achetons un appareil d’analyse afin de pouvoir déterminer avec précision le type de matières plastiques et leur proportion dans un matériau ». Le fabricant de machines pourra ainsi à l’avenir montrer à ses clients des échantillons de sa palette de matériaux disponibles sur le marché et leur fournir un conseil approfondi et indépendant pour le choix du matériau. Cette assistance inclut aussi le développement d’emballages alternatifs en carton. « À chaque projet réalisé, notre base de connaissances s’élargit au profit de nos clients », conclut Laura Gascho.

Schlauchbeutelmaschine Flowpacker

Le fabricant de machines d’emballage Schubert dispose de l’expertise et des technologies requises pour traiter également des monomatériaux ou des solutions à base de papier dans ses installations.

Contrôle de l’aptitude au traitement en machine : sans partenaire, pas de solution

Des partenaires compétents dans le domaine des matériaux d’emballage et de l’impression d’emballages sont indispensables à la constitution de la palette de matériaux. Schubert travaille déjà depuis longtemps avec de nombreux fabricants de matériaux et producteurs d’emballages et souhaite poursuivre le développement de ces partenariats. Les possibilités de test dans le centre technique de Schubert, directement sur une machine d’emballage, sont enrichissantes non seulement pour les clients, mais aussi pour les développeurs de matériaux. « Ici, nous pouvons essayer de toutes nouvelles solutions, comme la pulpe de papier, et les tester en détail », raconte Laura Gascho. « Les partenariats sont très importants pour nous, les échanges intensifs nous permettent d’apprendre beaucoup les uns des autres. »

Chez Schubert, la priorité est donnée à l’aptitude au traitement en machine, car les possibilités de recyclage du matériau sont déjà définies par le fabricant concerné. Pour les emballages en sachets flow-pack, les experts de Schubert testent entre autres l’aptitude au scellage, la résistance à la déchirure et la stabilité dimensionnelle de l’emballage. Dans un premier temps, cela se fait avec les technologies Schubert déjà disponibles, mais si nécessaire, de nouveaux composants sont développés spécialement, comme par exemple des outils de robots ou un conformateur pour réaliser des sachets flow-pack. « Le scellage de monomatériaux ou de films à base de papier est complexe. De nombreux facteurs doivent être pris en compte », souligne Laura Gascho. « L’épaisseur du papier, le trait et l’impression en font partie, mais aussi et surtout le temps de scellage. Le papier nécessite soit beaucoup de temps, soit beaucoup de chaleur lors du processus de scellage. Le monomatériau est encore plus sensible, il brûle très facilement ». C’est pourquoi Schubert mise sur des conformateurs spéciaux et sur la technologie de scellage par ultrasons dans son ensacheuse horizontale, la Flowpacker. Ces deux caractéristiques préservent le matériau et le produit et réduisent ainsi les rebuts dans le processus d’emballage.

Dans le domaine des emballages en carton, outre le matériau lui-même, la forme de la découpe joue un rôle important pour l’alimentation dans la machine d’emballage, la mise en forme et la fermeture de la boîte. De légères modifications peuvent éventuellement améliorer l’utilisation efficace des ressources matérielles, augmenter la stabilité du processus d’emballage proprement dit ou même simplifier la conception globale de la machine.

Des monomatériaux pour des circuits de recyclage complets

Laura Gascho, experte en emballages, observe toutefois le point suivant dans toutes les discussions sur la durabilité : « Chez Schubert, nous voyons d’un œil critique l’élimination du plastique au détriment de la durée de conservation. En effet, l’empreinte carbone des produits est surtout due à la production et au traitement des matières premières. L’emballage n’en représente qu’une part infime. Mais il permet aux aliments sensibles de supporter le transport sans dommage et de rester frais plus longtemps chez le consommateur. Si nous n’avions pas d’emballages, les dommages écologiques seraient incomparablement plus graves ». C’est pourquoi Schubert tient autant à pouvoir proposer à ses clients des solutions vraiment durables en termes de cycle de vie des matériaux. « Les monomatériaux sont pour nous la tendance la plus pertinente. Ils permettent de mettre en place des circuits de recyclage complets, tant pour le papier que pour le plastique », affirme Laura Gascho avec conviction. Si les plastiques étaient triés par type et entièrement recyclés, la fabrication de nouveaux plastiques à partir de matières premières fossiles serait pratiquement superflue et il n’y aurait plus de rejets de microplastiques dans l’environnement. Parallèlement, les fonctions de barrière, essentielles pour la conservation des aliments, pourraient continuer à être utilisées sans risque. Un objectif souhaitable, et un long chemin pour y parvenir C’est précisément pour cette raison que l’entreprise familiale Schubert, dans l’esprit de sa stratégie de durabilité Mission Blue, souhaite à l’avenir assister ses clients dans le choix d’un emballage plus écologique.

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